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recettes à grailler au Vietnam

5 spécialités et recettes à grailler au Vietnam – Episode 4

Si tu prépares un voyage au Vietnam, ou si tu veux simplement comprendre ce qu’on mange vraiment sur place, tu es au bon endroit. La cuisine vietnamienne ne se résume pas à quelques plats connus : elle raconte les régions, les marchés, les traditions familiales et les influences chinoises, khmères ou françaises. Concrètement, si tu sais quoi goûter et comment le manger, tu profites bien mieux du pays.

L’essentiel a retenir : les plats vietnamiens emblématiques varient selon les régions, du nord au sud.

  • Les nems sont un incontournable, mais ils changent selon les garnitures et les modes de cuisson.
  • Le pho au boeuf est le plat national à tester au moins une fois.
  • À Hué, les banh khoai montrent une cuisine plus fine et plus épicée.
  • À Hoi An, les white roses sont une spécialité locale très liée à la tradition.
  • Le lau hai san met en valeur les fruits de mer dans une fondue conviviale.
  • Dans le Delta du Mékong, le poisson à oreille d’éléphant frit est un plat spectaculaire et typique.
  • Le meilleur réflexe : goûter ces plats sur place, dans leur région d’origine.

Les plats vietnamiens à goûter absolument

Si tu veux vraiment découvrir la cuisine vietnamienne, commence par les plats qui font partie du quotidien des habitants autant que des repas de fête. Dans les faits, ce sont souvent eux qui donnent la meilleure lecture d’une région : un bouillon, une galette de riz, une friture, une soupe, et tu comprends déjà beaucoup de choses sur le territoire.

> Les nems

Incontournables, oui, mais pas seulement par habitude touristique. Les nems font partie des plats les plus populaires du Vietnam, et tu en trouveras partout, avec des variantes selon les villes, les familles et les produits disponibles. Concrètement, ils peuvent être garnis de viande, de crabe, de poisson ou de légumes, puis frits jusqu’à obtenir une texture bien croustillante.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’un bon nem ne se juge pas uniquement à sa taille. Ce qui compte, c’est l’équilibre entre la farce, la feuille de riz et la cuisson. Si tu es dans une adresse locale, il est fréquent qu’ils soient servis avec des herbes fraîches, de la salade et une sauce nuoc mam légèrement sucrée. C’est ce contraste qui fait tout.

> Les Banh Bao

Désormais très visibles en Europe, les Bao sont à l’origine des brioches cuites à la vapeur, souvent fourrées d’un mélange de viande, de champignons, d’échalotes et parfois d’un oeuf de caille. Dans la pratique, c’est un en-cas très courant, facile à manger et très rassasiant.

À Hanoï, tu peux en trouver facilement dans le quartier des 36 corporations. Ce plat montre aussi l’influence chinoise sur la cuisine vietnamienne, ce qui est important à comprendre si tu veux lire le pays à travers ses assiettes. Si tu hésites encore, pense au bao comme à une brioche salée, moelleuse et pratique, idéale quand on veut manger vite sans sacrifier le goût.

> Le pho au boeuf

Le pho est sans doute le plat vietnamien le plus connu à l’international, et ce n’est pas un hasard. C’est une soupe complète, construite autour d’un bouillon parfumé, de nouilles de riz, de boeuf et d’herbes fraîches. Selon les régions, la recette change, ce qui explique pourquoi deux bols de pho peuvent être très différents d’une ville à l’autre.

À Hanoï, on parle même de « rue des soupes ». C’est là que tu peux vivre l’expérience la plus authentique : un bol fumant, une petite table, des baguettes, et un service rapide. Chez Gia Truyen, pour 50.000 dongs, tu as un bol très complet. Concrètement, le bouillon doit être clair, profond en goût, et suffisamment riche pour porter les nouilles sans les écraser. Si tu veux une vraie première découverte du Vietnam culinaire, commence par là.

> Les Banh Khoai

À Hué, ancienne capitale impériale, la cuisine prend souvent une dimension plus raffinée. Les Banh Khoai en sont un bon exemple : il s’agit d’une crêpe frite dans laquelle on cuit des pousses de soja et un hachis de crevettes. Le résultat est croustillant, généreux et très parfumé.

Ce plat est intéressant parce qu’il montre bien la finesse de la cuisine du centre du Vietnam. On y travaille davantage les textures, les contrastes et la précision des assaisonnements. Dans la pratique, si tu aimes les plats croustillants mais équilibrés, c’est une spécialité à ne pas manquer.

> Les roses blanches, ou white roses

À Hoi An, sur la côte, les roses blanches font partie des spécialités les plus connues. Ce sont de petits raviolis à base de farine de riz, garnis d’un hachis de crevettes et/ou de viande, puis servis avec de la fish sauce. Leur apparence délicate explique en partie leur réputation.

La légende veut que la recette soit secrète et détenue par une seule famille. Vrai ou pas, cela ajoute à leur aura. Ce qu’il faut faire, si tu les commandes, c’est les manger sans attendre : leur intérêt vient aussi de la finesse de la pâte et de la fraîcheur de la préparation. C’est typiquement le genre de plat qui se comprend mieux sur place qu’en photo.

> Lau Hai San

Au Vietnam, la fondue vietnamienne est un moment de partage à part entière. La version lau hai san met à l’honneur les fruits de mer, dans un bouillon relevé par les herbes et la citronnelle. On plonge ensuite les ingrédients au fur et à mesure dans la marmite fumante.

En pratique, ce type de plat est idéal quand tu manges à plusieurs. Chacun compose son bol avec des nouilles, des légumes, du poisson ou des crustacés. C’est une cuisine très conviviale, mais aussi très lisible : le bouillon doit rester net, parfumé et équilibré, sans masquer la qualité des produits. Si tu aimes les repas lents et interactifs, c’est une excellente option.

> Le poisson à oreille d’éléphant frit

Dans le Delta du Mékong, ce poisson est l’un des plats les plus spectaculaires à voir arriver sur la table. Il est servi entier, frit, souvent présenté à la verticale sur un support en bois. Ensuite, chacun prélève un morceau pour l’enrouler dans une galette de riz avec de la salade, de la menthe et d’autres herbes fraîches.

Ce plat est intéressant parce qu’il résume bien la cuisine du sud : abondance des produits de la mer, générosité des portions et importance des herbes. Dans les faits, le geste de confectionner sa propre bouchée fait partie du plaisir. Si tu voyages dans le delta, c’est un plat à tester au moins une fois pour son côté local et spectaculaire.

Pourquoi ces plats racontent vraiment le Vietnam

Si tu regardes ces spécialités ensemble, tu vois tout de suite que la cuisine vietnamienne ne se limite pas à une recette nationale figée. Elle change selon les régions, les climats, les ressources et les influences culturelles. C’est ce que les professionnels observent souvent sur le terrain : au nord, les saveurs sont souvent plus sobres ; au centre, plus précises et parfois plus intenses ; au sud, plus généreuses et plus ouvertes sur les produits de la mer et les fruits.

Ce que cela change pour toi, c’est simple : si tu veux mieux manger au Vietnam, il ne suffit pas de commander un plat “connu”. Il faut comprendre où tu es, ce que la région produit, et comment les habitants mangent ce plat au quotidien. C’est là que l’expérience devient vraiment intéressante.

Comment bien choisir quoi goûter sur place

Concrètement, le meilleur réflexe consiste à associer le plat à sa ville ou à sa région d’origine. Un pho à Hanoï ne se vit pas comme un pho ailleurs. Un plat de Hué n’a pas la même logique qu’un plat du Delta du Mékong. Si tu veux éviter les déceptions, cherche les adresses fréquentées par les locaux, surtout à l’heure du déjeuner.

Les bons réflexes

  • Choisis les spécialités régionales plutôt que les plats “généralistes”.
  • Observe la fréquentation : une table remplie de locaux est souvent bon signe.
  • Regarde la fraîcheur des herbes, des bouillons et des fritures.
  • Accepte les petites différences de recette : elles font partie du voyage.

Les erreurs fréquentes à éviter

  • Penser qu’un plat vietnamien a toujours le même goût partout.
  • Choisir uniquement les plats les plus connus sans tester les spécialités locales.
  • Confondre une version touristique et une version vraiment locale.
  • Sous-estimer l’importance des sauces, des herbes et du bouillon.

Délicieux Vietnam, mon carnet de route – découvrez les épisodes suivants :

Dans la montagne du Nord-Vietnam, il y a du Hmong chez Hill Station – Episode 1

Délicieuse Hoi An – Episode 2

7 souvenirs culinaires du Vietnam – Episode 3

Un soir à Hanoï, à la table de Didier Corlou – Episode 5

Recette de nems comme dans le Delta du Mékong – Episode 6

FAQ

Quels sont les plats vietnamiens à goûter absolument ?

Les plats vietnamiens à goûter absolument sont les nems, le pho au boeuf, les banh bao, les banh khoai, les white roses, le lau hai san et le poisson à oreille d’éléphant frit. Ce sont des spécialités qui permettent de comprendre la diversité régionale de la cuisine vietnamienne. Si tu veux commencer par l’essentiel, le pho et les nems sont souvent les meilleurs points d’entrée.

Pourquoi le pho au boeuf est-il si célèbre ?

Le pho au boeuf est célèbre parce qu’il est considéré comme le plat national du Vietnam. Son bouillon parfumé, ses nouilles de riz, ses herbes fraîches et ses morceaux de boeuf en font un plat complet et très représentatif du pays. Dans la pratique, il existe de nombreuses variantes selon les régions.

Quelle est la spécialité culinaire de Hanoï ?

À Hanoï, le pho au boeuf est l’une des spécialités les plus emblématiques. On y trouve aussi des bao et de nombreuses soupes servies dans des rues très animées. Si tu es dans la capitale, c’est une ville idéale pour goûter une cuisine de rue simple et très locale.

Que sont les Banh Bao ?

Les Banh Bao sont des brioches cuites à la vapeur et garnies, le plus souvent, d’un mélange salé à base de viande, de champignons et d’échalotes. Elles sont moelleuses, pratiques à manger et très populaires. Tu peux les considérer comme un en-cas complet, inspiré de la tradition chinoise.

Quelle différence entre les Banh Khoai et les nems ?

Les Banh Khoai sont des crêpes frites garnies, alors que les nems sont des rouleaux frits. Les deux sont croustillants, mais leur texture et leur préparation sont différentes. En pratique, les Banh Khoai sont plus proches d’une galette frite, tandis que les nems reposent sur un roulage de farce dans une feuille.

Les white roses sont-elles vraiment une spécialité secrète ?

Les white roses sont associées à une recette secrète, même si cette idée relève aussi de la légende locale. Ce sont surtout des raviolis de farine de riz très fins, garnis de crevettes ou de viande. Leur réputation vient autant de leur délicatesse que de l’histoire qu’on raconte autour d’elles.

Qu’est-ce que le lau hai san ?

Le lau hai san est une fondue vietnamienne aux fruits de mer. On la prépare dans un bouillon parfumé à la citronnelle et aux herbes, dans lequel on plonge différents ingrédients au fur et à mesure. C’est un plat convivial, idéal à partager.

Comment manger le poisson à oreille d’éléphant frit ?

Le poisson à oreille d’éléphant frit se mange en prélevant des morceaux de chair que l’on roule dans une galette de riz avec de la salade et de la menthe. Le plat est servi entier, souvent de façon spectaculaire. L’intérêt est autant gustatif que visuel, surtout dans le Delta du Mékong.

Pourquoi la cuisine vietnamienne varie-t-elle autant selon les régions ?

La cuisine vietnamienne varie parce que le climat, les produits disponibles et les influences culturelles ne sont pas les mêmes du nord au sud. Le nord est souvent plus sobre, le centre plus précis et le sud plus généreux. C’est cette diversité qui rend la découverte culinaire du Vietnam si intéressante.

Où manger ces plats pour une expérience authentique ?

Le mieux est de les manger dans leur région d’origine, dans des adresses fréquentées par les habitants. Tu profiteras ainsi d’une recette plus fidèle, de produits plus adaptés et d’une ambiance plus locale. Si tu veux vraiment comparer, goûte le même plat dans plusieurs villes.


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