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loup à crinière
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Découverte du loup à crinière

De la famille des Canidés, le loup à crinière est un carnivore qui vit en Amérique du Sud. Le loup à crinière est le seul recensé à appartenir au genre de Chrysocyon. Il arbore majestueusement une grande taille entre 1,20 et 1,30 mètre avec une hauteur au garrot de 75 cm à 90 cm. Avec un poids estimé entre 20 et 25 kg, son anatomie pourrait afficher une certaine minceur, sauf que le loup à crinière, comme son nom l’indique, est couvert d’une belle et touffue toison au niveau de son col et de ses épaules lui donnant une apparence assimilée à celle du renard. Il est également habillé d’une belle fourrure brune avec un manteau virant au rouge, semblable à celui du renard roux.

Le loup à crinière n’a véritablement pas la physionomie d’un loup, son apparence est beaucoup plus proche du renard. Il possède de longues oreilles, d’un museau noir et de poils blancs qui surplombent son menton. Le loup à crinière se hisse sur de longues pattes et c’est ainsi que l’on le baptise « renard sur échasses ». Il possède une queue plutôt courte. Le quotidien de cet animal qui vit dans les montagnes et sur les hautes prairies ne permet pas de connaître sa longévité exacte à l’état sauvage, mais en captivité, il peut vivre entre 12 et 15 ans, un record de 16 ans a été enregistré. Cette espèce est unique, il n’y a pas de variation géographique.

Le loup à crinière, le canidé le plus corpulent de l’Amérique du Sud

Vivant essentiellement au sud du Brésil, au nord de l’Argentine, dans la partie Est du Pérou, au Paraguay et en Bolivie, le loup à crinière erre dans les régions hautes, dans les forêts moins denses, et quelques-uns s’adaptent même dans les zones marécageuses. Particulièrement, au Brésil, le loup à crinière habite dans ce que l’on appelle « cerrado », qui s’inscrit dans la liste des hot-spots de la biodiversité mondiale. Il est considéré comme l’un des plus grands canidés dans cette partie sud-américaine.

Le loup à crinière erre souvent en solitaire. Il est reconnu pour être un animal monogame, mais les mâles et les femelles ne vivent pas ensemble, ils prennent leur chemin chacun de son côté et ne se retrouvent que pour s’accoupler et élever leur progéniture. La reproduction chez les loups à crinière n’a pas fait l’objet d’études particulières, mais on sait que la gestation chez une femelle dure environ 65 jours avant qu’elle donne naissance à des petits au nombre d’un à cinq pour une seule portée. La naissance chez les loups à crinière est propice entre le mois de juin et le mois d’octobre. La mise-bas se fera dans une tanière couverte. En général, la femelle aura une portée par an, et la gestation se passe souvent au début du mois de juin.

Le comportement du loup à crinière à l’état sauvage reste un mystère, mais en captivité, on a noté que le mâle participe aux soins de sa progéniture pendant que la femelle allaite son petit. L’allaitement dure environ 15 semaines avant que les jeunes louveteaux soient nourris avec les produits de chasse de leur père, en général, de la viande ingurgitée par les parents. Le petit commence à réclamer son indépendance à 1 an et il entamera ses premières expériences sexuelles à 2 ans.

Le loup à crinière, un prédateur malin

Le loup à crinière n’a pas une dentition qui lui permet de chasser de grands gibiers. Son alimentation se compose alors de petites proies comme les petits vertébrés. Ce carnivore chasse la nuit, avec la petite lueur du crépuscule ou celle de l’aube. En fin chasseur, ses grandes pattes lui permettent d’être à une bonne hauteur pour voir les rongeurs et les lapins se faufiler entre les broussailles et les herbes. Il utilise également son ouïe, très développée à cause de ses longues oreilles, pour dépister ses proies. Le loup à crinière n’est pas réputé pour être un grand coureur, il utilise d’autres méthodes pour chasser ses proies. Sa pratique du mulotage, une technique propre au renard qui consiste à saisir la proie avec ses pattes avant, après avoir sauté sur ses pattes arrière. Le loup à crinière apprécie aussi les oiseaux et aime particulièrement le tatou, mais à certaines occasions, il peut très bien manger des reptiles, des insectes ou des poissons. Étant carnivore s’approchant de l’omnivore, le loup à crinière est friand de chair, mais c’est aussi un consommateur de fruits de saison. La consommation de fruits représente presque 50% de sa ration quotidienne. Le loup à crinière consomme régulièrement le « fruit du loup », de son nom scientifique Solanum lypocarpum, à qui l’on attribue une vertu vermifuge contre le ver rénal.

Le loup à crinière se repose en général pendant la nuit comme il peut s’adonne à la chasse pendant le jour quand il se trouve dans des zones plutôt reculées. Étant en couple, le mâle et la femelle restent toutefois indépendants tout en restant l’un à proximité de l’autre dans une limite de moins de 27 km carré. Le territoire auquel le couple s’est investi est respecté par d’autres individus, et le loup à crinière se sert de ses excréments pour délimiter le sien, ce n’est qu’après le décès de l’occupant qu’un autre loup à crinière puisse entrer dans ce territoire.

Le loup à crinière adopte trois vocalisations selon la situation dans laquelle il se trouve et le moment pendant lequel il les émet. Après le crépuscule, pour être plus discret, le loup à crinière adopte un sifflement dans la gorge, un son plutôt en sourdine. Il peut aussi entamer un sifflement aigu pour rappeler de sa présence dans un endroit et un grondement bruyant quand il se sent en danger ou pendant un moment d’agressivité.

Pendant sa chasse nocturne, le loup à crinière peut aller jusqu’à 30 km et emprunte souvent le même parcours, marqué auparavant par son urine dont l’odeur est assimilée à celle du houblon ou du cannabis. Il est à noter que le loup à crinière participe activement à l’écosystème, puisque ses excréments qui se composent d’une grande quantité de fibres végétaux se transforment en fertilisants aux champignonnières pour les hyménoptères. Dans son milieu, le loup à crinière n’a pas de prédateurs attitrés, mais les chiens qui vivent à l’état sauvage peuvent constituer d’ennemis pour eux.

Le loup à crinière, une espèce en phase critique

Le loup à crinière est une espèce menacée qui s’inscrit dans la liste rouge de l’UICN. Actuellement, le plus grand nombre se trouve en Argentine et au Brésil et la politique adoptée par les protecteurs de la faune brésilienne a pu préserver l’espèce en procédant à l’augmentation de son nombre. Certes, la protection n’est pas vraiment orientée sur la préservation de l’espèce en elle-même, mais plutôt sur celle de son habitat, sur la délimitation de son territoire afin de réduire les accidents routiers dont il pourrait faire l’objet. Il est à noter que le loup à crinière, d’après des études récentes, pourra s’adapter à différents types d’habitats et s’y évoluer aisément.

Le loup à crinière a vu sa population augmenter, toutefois, avec un territoire plus élargi, il est exposé à d’autres dangers, entre autres ceux que les humains pourraient lui causer. À proximité des zones d’agriculture, les hommes ont tendance à lui faire du tort en lui tirant dessus. Les chercheurs ont remarqué que le loup à crinière se reproduit fort mal en captivité, et des études sur des inséminations ou sur d’autres techniques sont en cours pour se fixer sur la nutrition, pour déceler le stress qui pourrait en être la cause et pour travailler sur les hormones.

Les menaces qui pèsent souvent sur le loup à crinière sont les éventualités conduisant à la destruction de leur habitat. L’avancée urbaine et l’élargissement des zones d’agriculture en constituent les principales causes. On constate aussi que la perte des jeunes loups à crinière résulte souvent des accidents routiers. La proximité des chiens domestiques peut aussi engendrer la mort des loups à crinière quand ils transmettent certaines maladies ou quand les chiens s’en prennent à eux. Il y a également certaines croyances qui attribuent au loup à crinière un certain pouvoir mystique et qui font que certains habitants soient à la recherche d’une partie de son corps, les yeux, la queue ou autres, qui vont leur servir de talisman.

Mieux connaître le loup à crinière en toute sécurité

Le loup à crinière est un animal qui garde ses mystères et il est difficile de connaître vraiment son univers. Toutefois, il est possible de l’observer, d’en savoir plus sur son évolution en visitant plusieurs parc zoologiques en France. Avec une belle reproduction de son environnement et une sécurité optimisée, les visiteurs peuvent contempler la belle stature du loup à crinière, sa démarche et ses habitudes. Sûrement, votre enfant a pu lire l’histoire de Péqui, un loup à crinière, mais cette fois, le loup à crinière prendra une forme réaliste et fera son bonheur.

Le loup à crinière ne se trouve que dans certains pays de l’Amérique du sud, le voir si près est une aubaine et sera une expérience enrichissante.

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